5 février : la Jamaïque, Kingston

 
Les Indiens Arawak s’installent en Jamaïque 700 ans avant Jésus Christ. En 1494 Christophe Colomb débarque sur l'île. Dans les vingt ans qui suivent, les colons espagnols débarquent à leur tour, important le sucre et les esclaves. Les Arawak vont alors disparaître, emportés par les mauvais traitements, les maladies et le travaux forcés. Ils ont donné son nom au pays qui provient de Xamayca, signifiant « la terre du bois et de l'eau » dans la langue de ce peuple d'Amérique du Sud qui a colonisé l'île vers les années 1000.
 
 
 
Dave nous mène dans sa communauté. Ici avec Jerkman.
 
 
Ce n’est peut être pas en bateau que l’on découvre le mieux la Jamaïque. C’est un peu pour cela que nous avons choisi de laisser Fleur Australe en sécurité à la marina Errol Flynn de Port Antonio. De la mer nous avions déjà aperçu ces hautes montagnes qui plongent dans la mer. Dès notre arrivée, nous avons essuyé des trombes d’eau. Les nuages transportés par les alizés viennent se bloquer sur la chaîne de montagne et déversent leur trop plein d'eau. 

 
 
Dave, notre guide rasta, amoureux de la nature.
 
 
La forêt est luxuriante et les cascades nombreuses. Pour rejoindre Kingston la capitale nous empruntons la route côtière avant de nous enfoncer dans les vallées profondes qui traversent l’île. Route en lacets le long d’un rio puis nous franchissons un col et plongeons vers Kingston. La ville est étendue et sa position stratégique vient de sa rade, la septième plus grande au monde. Un port naturel bien protégé où peuvent accoster les cargos, il fut en son temps le plus grand repaire de pirates au monde.

 
 
Dans la plantation de café, Dave nous montre les grains prêts à être cueillis.
 
 
Nous prenons de l’altitude, et grimpons dans les Blue Montains. Le sommet culmine à 2256 mètres. Nous sentons la fraîcheur. Ce climat en altitude est favorable à la culture du café. Nous marchons pour rejoindre une exploitation de café. L’odeur a envahi la vallée. Nous croisons des villages de rasta. L’ambiance est décontracté et les gens accueillant. Dave nous sert de guide pour nous accompagner dans la montagne. Il nous raconte son mode de vie rasta, au plus près de la nature. « Je ne pourrais pas vivre à Kingston, trop de moustiques, trop de pollution, trop de stress, alors qu'ici c’est un paradis ! » s’exclame-t-il en levant les bras au ciel. Il ne pourrait mieux dire, ici le temps s’écoule calmement, loin du tumulte de la ville, au plus près des éléments, sous la protection sacrée de ces montagnes bleues qui changent de visage à mesure des heures et s’illuminent lorsque la lune se lève… 
 
 
 
Magnifique vallée de Blue Mountain.
 
 
 
Le camion décharge l’enveloppe des grains de café recyclée en engrais. Ici pas de pesticide.
 
 
 
Une victoire pour les océans
 
Une étape historique pour la protection de l’océan a été franchie par les Etats membres de l’ONU ce week-end. Après quatre jours de discussions, les nations se sont mises d’accord pour lancer les négociations du premier traité de l’ONU qui concernera spécifiquement la Haute Mer (ou zones au-delà des juridictions nationales), ce qui représente rien de moins que la moitié de la planète. 
 
Fleur Australe se réjouit de cette décision importante, s’associe et soutient tous les organismes qui ont œuvré pour défendre cette cause. Parcourant le globe depuis maintenant 6 ans, du Pôle Nord au Pôle Sud, dans les mers de l’Atlantique, de l’Arctique, du Pacifique et de l’Antarctique, Fleur Australe milite avec tous les moyens et supports, pour faire prendre conscience de la nécessaire protection des océans.
 
 

 

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