8 mai : Fin de l'expédition Océan Indien

Quelques jours passés dans les Sundarbans, à profiter de la douceur de vivre qui règne en ces lieux protégés par une belle mangrove qui ondule au gré du vent. Nous pénétrons dans les rivières, jubilons devant la beauté des bateaux en construction. « C’est la plus grande flotte au monde ! Quelle beauté ces bateaux ! » s’exclament le capitaine. Nous sommes dans le chantier de Patarghata au cœur des Bouches du Tigre. On se croirait plongé au siècle dernier, le temps est suspendu sur cette paisible rivière, au milieu de ces embarcations en bois, aux lignes épurées.

2018 05 08 fa 02Demain Fleur Australe fera voile vers la Thaïlande ou elle hivernera en attendant la prochaine aventure. C’est toujours avec un pincement au cœur que nous vivons la fin d’une expédition mais nous sommes fatigués par ces 5 mois de navigations intenses et cette chaleur de plus en plus oppressante.

Des couleurs, des rencontres, des moments difficiles, d’autres joyeux, cinq mois portés par cette mer qui nous ensorcelle chaque jour. Parfois en colère, désordonnée, chaotique, calme et douce, elle n’est jamais la même. Nous passons de longues heures sur le pont à observer ses humeurs, ses teintes, ses habitants. Ce matin, alors que nous faisions voile vers Chittagong, une vingtaine de pétrels nous ont escortés, ils nous ont suivis des heures durant, graciles et élégants. Une hirondelle s’est posée sur le pont, elle est restée là un bon moment. Les filles ont peint les coquillages qu’elles ont ramassés pendant ces derniers mois. Le vent a fini par adonner, pour la première fois depuis l’Érythrée, en mer rouge, nous sommes enfin passés vent arrière. Le capitaine a déroulé puis tangonné le génois. La douceur s’est alors installée à bord, après ces longs mois passés à lutter contre le vent. Nos voiles en ciseaux se sont déployées comme un oiseau du grand large sur les moutons d’océan. Le jour est tombé, inondant de rose notre petit monde, avant de faire place au plus beau des ciels étoilés. Un frisson m’a parcouru, la mer m’a chanté sa chanson, celle qu’elle fredonne quand le vent la pousse. Un air des plus doux.

Merci à tous ceux dont nous avons croisé la route pendant cette expédition sur l’Océan Indien, je les garde dans mon cœur.

Merci à Antoine Bexon, super équipier qui nous a rejoint en Thaïlande et qui a repris les cours des filles pour mon plus grand soulagement.

Merci à Shelton de Melo pour sa gentillesse et son aide, en Inde.

Merci à Pierre et à Saskia Pringiers pour leur accueil chaleureux au Srilanka.

Un Grand merci à Yves Marre, notre navigateur au grand cœur, qui a enchanté notre séjour au Bangladesh.

Merci à Stephane Dolivet, mon ami, qui m’a porté une nouvelle caméra à l’autre bout de la terre.

Merci à Philippe Laffuge qui assure la liaison avec vous depuis la terre.

ET MERCI à vous, qui nous suivez. Vos encouragements et vos messages m’ont porté dans les moments difficiles. Merci du fond du cœur.

Sans oublier Fleur Australe, notre cher voilier, qui nous porte vaillamment depuis 10 ans, son capitaine, mon marin de mari, Philou, mes enfants qui sont bien courageux et Beti le meilleur des chiens.

Vive l'Aventure !

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