23 janvier

La traversée douce et lumineuse a tourné à l’enfer. Nous devions arriver hier, à midi et notre agent (depuis le Soudan un homme fait le lien entre nous et les autorités) ne nous y a pas autorisé.

Ce serait le week-end, alors que c’est le vendredi et le samedi normalement. Par VHF les autorités ont confirmé les dires de l’agent. Nous sommes contraints d’attendre à 12 milles du port, avec une houle qui se lève fortement. Pendant la nuit la mer est devenue chaotique, grosse et désordonnée. 25 nœuds de vent déjà, et ça forcit encore ce matin. Je suis très énervée. J’en ai assez de ces pays compliqués ou l’on doit batailler avec les autorités pour rentrer dans le pays. Ils n’ont pas vu un bateau depuis des années, et bien vu l’accueil qu’il réserve à une famille après 4 jours de traversée, ils ne sont pas près d’en voir de sitôt. A bord tout valdingue, les équipiers sont malades, les filles n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Attendre, ainsi malmenés par le mer, est insupportable et inhumain. Nous allons voir comment ça évolue sinon nous aviserons et poursuivrons directement vers l’Inde.

A part ça, le frigo est plein de superbes dorades et tout pourrait être parfait si les hommes étaient un plus respectueux.

2018 01 23 fa 01

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