Lundi 12 juillet : Victoria Butterfly Gardens

« Le bonheur appartient aux papillons, aux bulles de savons et à ceux qui leur ressemblent » Nietsch. Cet après-midi, nous avons eu l’immense joie de partager un peu du bonheur de ces quelques 3000 lépidoptères. Les papillons des jardins de Victoria sont conservés dans un écosystème tropical reconstitué qui répond à des pratiques de développement durable.


75 espèces venues de différentes régions du monde y sont représentées,ils volent en toute liberté. C’est un centre de conservation et d’enseignement sur leur cycle de vie et en cela un bel exemple de préservation de l’environnement. La plupart proviennent de fermes d’élevage dans plusieurs pays tropicaux. Nous marchons, dans ce jardin tropical, il fait très chaud, plus de 27 degrés et 70% d’humidité. Deux flamands roses se baladent sur une petite mare.

 


Flamands roses


Nous apprenons que l’élevage des papillons est bénéfique pour l’environnement, notamment pour la culture des arbustes, fleurs ou arbres. Lorsqu’ils sont trop nombreux, ils sont remis en liberté, tout est, encore une fois, question d’équilibre des écosystèmes. L’importation des papillons par les jardins de Victoria est contrôlée et régulée. La durée de vie d’un papillon peut varier entre 4 à 6 semaines. Certains sont éphémères, et s’éteignent avant que la nuit tombe.

 


Papillon marron BROWN CLIPPER

 

Nous évoluons dans un univers féerique, composé de légèreté et de douceur, une symphonie de couleurs allant du noir au jaune en passant par l’or et le turquoise. Il y a les papillons de jour, les papillons de nuit, ceux qui volent rapidement et vont droit sur leur but, ceux qui préfèrent butiner d’une fleur à l’autre et prennent le temps de vivre. Certains se protègent de l’ennemi grâce à l’odeur nauséabonde qu’ils laissent dans leur sillage, le soir, ils se baladent en groupe, histoire de ne pas rater leur effet.

 


Papillon rouge POSTMAN Heliconius Melpomene


D’autres, laissent aux oiseaux qui tentent de les absorber, un goût épouvantable et de sérieuses douleurs à l’estomac. C’est magique. Nous sommes transportés dans un monde où la grâce a mille visages. Un parcours à travers le jardin est aménagé pour suivre les différentes étapes du cycle de la vie des papillons, l’œuf, la chenille, la chrysalide, puis le divin papillon. Nous quittons ce jardin, le cœur léger et joyeux, un petit papillon noir est tatoué sur notre main.
Les travaux sur la fleur avancent. L’antifouling a été passé. Philou a souhaité remonter légèrement la ligne de flottaison. Pour poser la nouvelle hélice, il a fallu changer la clavette(c’est la pièce d’assemblage entre le moyeu de l’hélice et l’arbre à hélice). Fleur Australe a fière allure. Son équipage se réjouit de reprendre la mer mercredi.

 


Les enfants au microscope

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Dimanche 11 Juillet : Beautiful British Columbia : BBC

Journée passée à découvrir Victoria, la capitale de la British Columbia. C’est une très jolie ville d’environ 300 000 habitants. Nous grimpons sur une colline qui domine la ville. Le point de vue est remarquable, face à nous, les sommets enneigés des « Olympics Moutains », entre Seattle et la mer.

Le port, bien abrité, est en plein centre ville. A quai, une réplique du célèbre Blue Nose, « le Pacific Grace ». Entre la statue de James Cook et celle de la reine Victoria, le magnifique bâtiment de la maison du gouvernement (« Govermnent House »), sur son toit en forme de dôme, le bronze du capitaine Georges Vancouver semble voler dans les airs. Un peu plus loin sur le port, l’Emperess Hotel, superbe construction des années 1920. Au chantier, nous avons rencontré David, un canadien particulièrement chaleureux, qui nous guide à travers sa ville. Il travaille dans l’immobilier et vit sur son bateau, bien au chaud dans son garage flottant de la marina. Il aime sa ville plus que tout au monde et se réjouit de nous la faire visiter.

 

Un hydravion amerrît dans le port. Victoria, comme sa grande sœur Vancouver, est une ville modèle en matière de « Green Cities ». Elle s’est engagée par la signature d’une chartre écologique à garantir la neutralité carbone de ses opérations, d’ici 2012. C’est le concept anglo-saxon de « Carbon Neutral ». Il s’agit de calculer la quantité de CO2 émise par les transports et toute autre activité polluante, puis de contribuer financièrement à des actions censées contrebalancer ces émissions. L’argent versé est destiné à promouvoir l’utilisation d’énergie propre (planter des arbres, etc). Victoria est aussi la capitale du vélo au Canada, il y a des centaines de kilomètres de voies et de routes à vélo.

 


Government House à Victoria


On croise même des vélos « electrically assisted », d’ailleurs, c’est un canadien de Victoria qui est arrivé 4ème de la 3ème étape du Tour de France. Il faisait la une du journal local. Dans l’après-midi, David nous emmène visiter le Butchart’s Garden, à quelques kilomètres de Victoria. Ces somptueux jardins datent de 1904, et s’étendent sur 22 hectares. Leur histoire est jolie. Le baron Butchart, pionnier dans l’industrie du ciment au Canada, possédait une usine dans les environs. Ces jardins étaient d’anciennes carrières, desquelles le baron extrayait le « Lime Stone » (pierre à chaux) et l’argile, nécessaire à fabriquer le ciment. Sa femme Jeannine Butchart eut l’idée lumineuse de transformer ces carrières qui dévastaient le paysage en un merveilleux jardin. Les Butchart rapportaient toutes sortes de plantes rares et de fleurs exotiques de leurs voyages à travers le monde. Ils ont appelé leur propriété « Benvenuto ». Ce qui n’était à l’origine, qu’un passe temps pour la baronne, est devenu un emplacement historique national du Canada et un des plus beaux jardins au monde. C’est un bel exemple de réhabilitation réussie. Le lieu est délicieux. Nous marchons à travers  le jardin japonais et la roseraie. Mille parfums excitent nos sens en émois. Nous remercions David pour cette très belle journée et regagnons notre île. Philou bricole sur la fleur, il peint la quille pour gagner du temps. Demain, il aura de l’aide. Nous devrions reprendre la mer mercredi au plus tard.

 


Phoques devant la Marina

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Vendredi 9 juillet : La marina

Un héron scrute l’horizon sur le petit ponton de notre ilot. Nous sommes à un quart de mille de la marina où la Fleur se fait belle. Une dizaine de phoques se prélassent autour d’un rocher. La température a considérablement chuté depuis hier. Promenade dans la forêt de cèdre rouge, nous longeons une petite plage corallienne.


L'île et la marina

 

L’eau est claire, quelques grosses méduses et beaucoup de kelp. Mis à part les phoques, on se croirait dans le golfe du Morbihan, des petites iles et beaucoup de courant. J’aperçois un aigle à tête blanche. Bien discret, caché sur son arbre, un hibou nous observe. Philou est au chantier, il est descendu dans le puits de quille décoller les nombreuses moules et doit changer les anodes du propulseur d’étrave. Il vient me chercher en annexe à l’heure du déjeuner. Il y a beaucoup de hangars à bateau dans la marina, des abris flottants comme des garages, une vieille habitude du temps où les bateaux étaient en bois et craignaient de rester dehors. J’ai hâte de reprendre la mer, même si cette escale forcée a tout pour plaire, la Fleur me manque et le rythme sympathique de notre vie à bord aussi.



Le capitaine et son navire

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Jeudi 8 juillet : Goudge Island

7h du matin :  Après une nuit en mer, nous accostons au petit ponton de Goudge Island, une petite île privée, juste en face de la marina de Canoe Cove  où la Fleur a rendez-vous à 15 heures pour sa mise au sec. Nous sommes accueillis chaleureusement par Ted, le manager. Il met à notre disposition la « Guest House » le temps que la Fleur soit prête à reprendre la mer. Cette île appartient à Robert HO, un armateur.


Kasey à l'Aquarium de Sydney


Lorsque mon amie, Anne Sophie AVE, directrice générale des armateurs de France, a appris que nous passions dans le coin, elle nous a immédiatement mis en contact avec lui. Les enfants sont enchantés par cette escale imprévue et profitent de la forêt. Vers 13 heures, nous accompagnons la Fleur en face à la marina, laissons Philou et partons à la découverte de Sydney, le charmant petit village à 25 km de Victoria. Sur le front de mer, il y a un aquarium géant qui abrite tout l’écosystème de la Colombie Britannique. Assise tranquillement derrière un bureau, au milieu des microscopes et des écrans, relatant notamment la catastrophe écologique du Golfe du Mexique, Kasey, une charmante petite jeune fille de 12 ans répond aux questions des touristes. Lorsque je lui apprends que nous parcourons le monde avec de jeunes enfants, elle décide de nous guider à travers l’aquarium et s‘empresse de répondre aux questions de nos explorateurs en herbe. Laura s’attarde devant les méduses tandis que Loup est fasciné par un poulpe géant et que Nina s’affaire à observer du plancton au microscope.

 


La Fleur sous le Travel Lift


De retour au port, nous assistons à la sortie de l’eau de la Fleur. Depuis ce matin, Philou est très tendu. Je devine à l’observer qu’il redoute ce genre d’opération. Mais tout se passe pour le mieux, à son grand soulagement, la Fleur est prête pour sa grande toilette. Nous laissons le capitaine assister à ses premiers soins tandis qu’au soleil couchant nous rejoignons notre petit ilot de paradis.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Mercredi 7 juillet : Vancouver

13h00 : Rapide visite de Chinatown, Loup s’étonne devant les peaux de rats. Les étales explosent de couleurs et d’épices en tout genre. Nous remplissons nos petites obligations inhérentes au passage en ville (course, linge, poste), puis levons l’ancre en direction de Sydney sur l’île de Vancouver. C’en est définitivement fini des polaires, doudounes, bonnets, et autres couvertures.

Il fait très chaud, un soleil éclatant se reflète dans les tours d’argent. Cela faisait bien longtemps que la Fleur n’avait pas pris un vrai bain de soleil. Demain, elle a rendez vous à 15h00 au chantier Canoe Cove Marina de Sydney, pour se refaire une beauté.  Sortie de l’eau, carénage et antifouling, sa coque ressemble à un vrai jardin botanique.

 


English Bay à Vancouver


Elle sera entre de bonnes mains, le chantier est réputé, il a 40 ans d’expérience. En France, Philou a acheté un appareil Ultrasonic qui émet des ultrasons sensés empêcher la formation d’algues, de coquillages et d’anatifes. C’est inoffensif pour l’homme et pour l’environnement. Ce système a reçu le prix de la meilleure innovation maritime en Angleterre. Demain nous poserons aussi la nouvelle hélice avec des pales repliables pour aller plus vite. Voilà qui devrait améliorer les performances de la Fleur et lui permettre, d’ici un mois, de voler à travers le Pacifique pour rejoindre les Marquises. C’est curieux, de voir les enfants torse nu, se balader sur le pont, j’en avais perdu l’habitude durant tout ces mois de navigation dans les hautes latitudes. Cela donne à la Fleur un petit air de vacances et de légèreté qui n’est pas désagréable. Pour fêter l’été, nous faisons une halte à English bay et prenons un bain de mer au milieu des véliplanchistes et des cargos. Des dizaines de voiliers régatent et virent de bord au ras de la Fleur, le spectacle est magnifique.

 


Régates devant Vancouver


La température de l’air est de 30°, la température de l’eau est de 20°. Nous sommes, à cet égard, équipés par le centre IFREMER de Brest, Fabienne Gaillard, la responsable du département température et salinité nous a muni de capteurs qui mesurent et enregistrent automatiquement la date, l’heure, la pression, la température et la salinité de l’eau. Ils sont placés sur le tableau arrière du bateau et reposent sur des supports immergés. Nous les expédierons de Los Angeles et nous les remplacerons par des nouveaux capteurs que nous avons à bord, nous y joindrons notre journal de bord afin qu’ils puissent faire le lien avec notre trajet.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Mardi 6 juillet : Henry Larsen

10h00 : Le soleil brille de tous ses feux sur Vancouver, le ciel est d’un bleu éclatant et la visibilité est telle que l’on aperçoit les éternels volcans de neige du Mont Baker, au sud de l’état de Washington.

13h 00 : Nous allons visiter le Musée Maritime. Le bâtiment  a été construit autour du Saint Roch, le célèbre bateau de Henry Larsen qui en est la pièce maîtresse. Le toit pointu permet d’abriter les mats du bateau.

De 1940 à 1942, le St Roch a effectué le passage du Nord Ouest en traversant  l’Arctique de Vancouver à Halifax. Il a mis 27 mois à accomplir ce voyage, passant le premier hiver dans la baie Walker et le deuxième dans la baie Pasley où nous nous sommes arrêtés l’année dernière.

En 1944, il a effectué le passage dans l’autre sens, (de Halifax à Vancouver) en empruntant une route plus au nord, celle que nous n’avons pas pu prendre l’été dernier car elle était obstruée par la glace. Il a réussi ce voyage en 86 jours seulement.

 


Fleur Australe à Vancouver au coucher du soleil


Entre 1928 et 1948, le St Roch a passé 21 étés et 12 hivers dans l’Océan Arctique où il fit 8 voyages au total. Pendant l’été, il patrouillait le long de la côte ouest de l’Arctique canadien. Il  ravitaillait les postes de police et transportait des passagers. Il y restait parfois l’hiver, ancré en toute sécurité dans une baie. De là, les policiers partaient en traîneaux à chiens rendre visite aux Inuits.  Ils enquêtaient sur les crimes, faisaient respecter les lois sur la chasse et veillaient au bien être des Inuits. Le St Roch est aussi le premier bateau à avoir effectué le tour du continent Nord Américain en passant par le canal de Panama avant de revenir à Vancouver en 1944 puis il fut retiré du service actif. Le gouvernement du Canada le restaura pour lui restituer son aspect d’origine.

 

Philou s’intéresse de près à la construction de ce bateau à moteur de 30 mètres avec 2 mats d’appoints. Ce n’est pas un brise glace mais il a été construit pour résister à la pression de la banquise. Sa double coque est faite de sapin de Douglas. Elle est protégée par des plaques d’acier sur sa proue, et ses flancs sont recouverts de planche d’eucalyptus, ce qui l’empêche d’être râpée par le frottement des glaces. La forme arrondie de sa coque lui permet de se soulever lorsque les glaces font pression, de sorte que ces dernières ne peuvent la broyer. Nous grimpons sur le pont, il y a un safran de secours qu’il pouvait changer seul en mer, des traîneaux, des chiens empaillés, un morse.  Nous visitons le St Roch et observons les moindres détails, poste d’équipage, carré, cuisine, cabine du capitaine Larsen, celle du radio-télégraphiste et celle des deux ingénieurs.

 


Henry Larsen sur le pont de son bateau le Saint ROCH


Il y avait 11 membres d’équipage au total dont six avaient une cabine. Après cet après-midi passé au musée, nous prenons un petit ferry qui nous promène dans la False River. Nous naviguons une heure durant dans ce bras de mer, au pied des gratte-ciel. Vancouver est définitivement très maritime, des petites plages, des marinas et beaucoup de bateaux. Au terminus, à Science World, nous prenons le Sky Train qui nous ramène jusqu’au centre ville d’où nous longeons à pied le front de mer jusqu’à notre petite marina. De retour au bateau, quelques canards barbotent tranquillement tandis que les rameurs profitent du soleil couchant. Il flotte dans l’air de Vancouver, une véritable douceur de vivre.

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Lundi 5 juillet : Vancouver

Nous passons sous le Lions Gate bridge, une passe étroite d’où son nom : « Narrow ». A bâbord, des montagnes de souffre jaune attendent d’être chargées par un cargo. Les hydravions amerrissent un peu partout dans la baie. Notre petite marina, Coal Harbour est située au pied des buildings, en plein centre ville.

Vancouver est la troisième ville du Canada avec 2,5 millions d’habitants. Son maire Greg Robertson est en place depuis 2008, il s’est donné pour objectif, d‘en faire la ville la plus verte du monde d’ici 2020. En effet, à peine débarqués, nous découvrons, une ville tout à fait propre, la plupart des taxis sont électriques, il y a des tramways. Nous sommes interpellés par la population, plus de 50% de ceux que nous croisons sont asiatiques, il est vrai que nous sommes dans le Pacifique. Les Canadiens l’appellent « Hongcouver » et pour cause.

 


Arrivée à Vancouver


Après une longue ballade dans les rues lumineuses de Vancouver, nous rentrons au bateau. A travers la forêt, les gratte-ciel réfléchissent leur lumière argentée. Vancouver est un subtile mélange entre le vert et la ville, qui tend à prouver que performance et progrès peuvent parfaitement vivre en harmonie avec écologie et respect de l’environnement.

 


Hydravion et cargo dans le port de Vancouver

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

Dimanche 4 juillet : Pender Harbour

5h00 : Embouquons les Yucalta Rapids, dominés par des sommets enneigés. Vent de Nord Ouest, nous marchons à 7nds, toutes voiles dehors, génaker déroulé. La température de l’eau a considérablement monté, elle est passée d’à peine 13° à 19°.  Nous doublons le village de Powell River. Petit arrêt bain de mer, dans la petite anse de Quarry Bay. Il y a beaucoup de petites méduses, mais elles sont inoffensives.

Plus nous avançons, plus la côte est habitée, il y a de plus en plus de maisons. Des élégantes demeures en bois sur pilotis, au milieu des forêts de sapins, montées directement sur la roche. Elles ont toutes leur propre accès à la mer, qui mène à un bateau à moteur. C’est très maritime, des bouées de casier devant leur maison leur servent de décoration. Nous atterrissons sur Pender Harbour, une grande baie en forme de trèfle, bien protégée, qui abrite de somptueuses propriétés avec hangar à bateau. Certaines ont leur petit îlot privé, toutes possèdent un petit yacht à moteur. Cela doit être le lieu de villégiature des riches canadiens de Vancouver, situé à 80 km par la route. Le Royal Vancouver Yacht Club, ainsi que le Seattle Yacht Club y ont élu domicile et lui ont donné ses lettres de noblesse.

 


L'équipage enfants et chiens!


Les petits chiots grandissent à vue d’œil, ils ont ouvert les yeux il y a quelques jours et commencent à marcher. Cela ne nous facilite pas la vie. Pour l’instant, ils étaient dans une caisse dans l’atelier, mais ils ont besoin d’espace et Beti les délaisse de plus en plus. Elle est fatiguée par les tétées fréquentes. Nous les sortons 2 heures par jour dans le cockpit, les enfants sont ravis. Ce soir, nous ferons route en direction de Vancouver que nous devrions atteindre dans la nuit.

 


Somptueuse villa avec garage à bateau

 

Texte rédigé par Géraldine Danon

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